Un sac de voyage Louis Vuitton Keepall en toile Monogram vintage se négocie en 2025-2026 le plus souvent entre 250 et 900 €, selon la taille, l’état et la complétude. Les versions en cuir Épi et en toile Damier Graphite montent de 500 à 2 200 €, et les éditions limitées ou collaborations d’artistes — Stephen Sprouse, Murakami, Yayoi Kusama, Virgil Abloh — vont de 1 200 € à plus de 8 000 €. Sur ce modèle très produit, la matière et l’édition pèsent autant que la taille.
Le Keepall, sac de voyage devenu icône
Lancé par Louis Vuitton dans les années 1930, le Keepall est le sac souple de week-end par excellence : léger, sans armature, fermé par une double glissière. La version « Bandoulière », munie d’une sangle d’épaule, d’un porte-nom et d’un cadenas, est la plus recherchée. Les tailles vont du 45 au 70 ; le 55 correspond au format cabine, ce qui en fait la dimension la plus demandée. Un grand 60 ou 70 ne vaut pas forcément plus qu’un 50 impeccable : la praticité prime.
Combien vaut un Keepall vintage : taille, matière, état
En toile Monogram, un Keepall très porté — cuir bruni, toile tachée, glissière fatiguée — part autour de 160 à 400 €. En bon état, il se situe entre 450 et 700 € ; en très bel état, numéroté et complet (porte-nom, cadenas, parfois bandoulière), il franchit 700 à 950 €. Le cuir Épi tient mieux : un Keepall 55 en Épi noir a atteint 1 006 €, un 50 en Épi bronze 750 €, un 45 en Épi caramel 728 €.
Sur la version Monogram, les poignées en vachette naturelle brunissent avec le temps : une patine homogène est acceptée, mais des poignées noircies ou refaites font reculer le prix. La présence du cadenas, des clés et de la bandoulière d’origine peut ajouter une à deux centaines d’euros.
Damier et éditions : le haut de la cote
Les Keepall en toile Damier Graphite, Azur, Cobalt ou Infini, prisés du vestiaire masculin, se négocient de 1 150 à 2 200 € selon l’année et l’état ; le Monogram Macassar tourne autour de 1 400 €. Les éditions limitées vont bien plus haut : Keepall Graffiti de Stephen Sprouse vers 1 200 €, Keepall Miroir de Marc Jacobs 2 200 €, Taigarama fuchsia 1 700 €.
Le sommet, ce sont les collaborations récentes : Keepall « Prism » de Virgil Abloh de 1 900 à 2 800 €, Chapman Brothers et Comics autour de 2 000 €, NBA 3 100 €, Murakami (20 ans de la collaboration) 3 000 €, Tyler the Creator 4 160 €, édition posthume Abloh « box » 5 460 €, Kusama Graphite 6 240 €, et le Keepall « Clouds » de Virgil Abloh jusqu’à 8 060 €.
Quelques résultats relevés en vente publique
| Keepall | Matière / état | Résultat |
|---|---|---|
| Keepall 60, état d’usage | toile Monogram | 200 € |
| Keepall 45, patiné | toile Monogram | 380 € |
| Keepall 55, bon état | toile Monogram | 550 € |
| Keepall 45 | cuir Épi caramel | 728 € |
| Keepall 60, bel état (porte-nom) | toile Monogram | 845 € |
| Keepall 55 | cuir Épi noir | 1 006 € |
| Keepall 55 | toile Damier Graphite | 1 300 € |
| Keepall 50 | toile Monogram Macassar | 1 400 € |
| Keepall 55, édition Chapman Brothers | toile imprimée | 2 000 € |
| Keepall 50, édition Murakami (20 ans) | toile Monogram multicolore | 3 000 € |
| Keepall 45, édition Yayoi Kusama | toile Monogram Graphite | 6 240 € |
| Keepall 50, édition Virgil Abloh « Clouds » | toile Monogram | 8 060 € |
Résultats relevés en ventes aux enchères publiques en France (2025-2026). Prix au marteau ou pré-adjugés relevés en direct, hors frais sauf mention. Les valeurs des éditions limitées varient fortement selon l’état et la présence des accessoires d’origine.
Reconnaître et dater un Keepall
Le Keepall est très copié : l’authentification prime. Les points vérifiés en premier :
- Les poignées et le cuir vachette : patine naturelle au miel puis ambrée, tranches peintes nettes, surpiqûres régulières.
- La toile : motif Monogram ou Damier aligné sur les coutures et symétrique de part et d’autre des poignées.
- Le tampon « Louis Vuitton Paris made in France », bien frappé sur une patte de cuir.
- Le code date : deux lettres et quatre chiffres, sur une patte intérieure. Depuis 2021 environ, une puce électronique (RFID) l’a remplacé.
- Les accessoires : cadenas numéroté, clés sous clochette, porte-nom et, sur la version Bandoulière, la sangle d’épaule d’origine.
Faire estimer votre Keepall
Quelques photos suffisent pour commencer : le sac de face, le tampon, le code date ou la puce, les poignées et l’intérieur. Nos commissaires-priseurs identifient la taille et la version (classique, Damier ou édition), vérifient l’authenticité et situent votre Keepall parmi les résultats récents. L’estimation est gratuite et confidentielle, avec une réponse généralement sous 48 heures. Voir aussi la page sacs Louis Vuitton et la page malles Louis Vuitton.
Questions fréquentes
Combien vaut un sac Louis Vuitton Keepall ?
Un Keepall en toile Monogram vintage se négocie le plus souvent entre 250 et 900 € selon la taille, l’état et la complétude. Les versions en Épi et en Damier vont de 500 à 2 200 €, et les éditions d’artistes de 1 200 € à plus de 8 000 €.
Keepall 45, 50, 55 ou 60 : lequel vaut le plus ?
Le 55, format cabine, est le plus demandé. Les grands modèles (60, 70) ne valent pas systématiquement plus : un 50 ou un 55 en bel état dépasse souvent un grand format usé. L’état et la complétude priment sur la taille.
Avec ou sans bandoulière, cela change-t-il le prix ?
Oui. La version « Keepall Bandoulière », complète de sa sangle d’épaule, de son porte-nom et de son cadenas, se revend mieux. L’absence de la bandoulière ou du cadenas entraîne une décote.
Une édition Virgil Abloh, Murakami ou Kusama vaut-elle plus cher ?
Nettement. Ces collaborations se négocient de 1 200 à plus de 8 000 €, contre quelques centaines d’euros pour un Keepall Monogram classique. Le Keepall « Clouds » de Virgil Abloh a atteint 8 060 €.
Comment dater un Keepall ?
Par le code date intérieur (deux lettres et quatre chiffres : atelier, semaine, année). Depuis 2021 environ, Louis Vuitton a remplacé ce code par une puce électronique (RFID) intégrée au sac.
