En 2025-2026, la cote d’Henri Martin (1860-1943) culmine avec ses grandes huiles divisionnistes lumineuses : jardins de Marquayrol, vallée du Lot, Saint-Cirq-Lapopie, Collioure, Venise, jeunes femmes dans la lumière. Ces toiles vont de 25 000 € à plus de 250 000 €, les chefs-d’œuvre atteignant plusieurs centaines de milliers d’euros. Les études, panneaux et natures mortes se négocient le plus souvent de 4 000 € à 20 000 €, les dessins préparatoires de 250 € à 5 000 €. Premier réflexe avant toute estimation d’un tableau d’Henri Martin : vérifier qu’il s’agit bien du divisionniste de 1860-1943, et non d’un homonyme bien moins coté.
Qui est Henri Martin (1860-1943) et pourquoi sa cote varie
Henri Jean Guillaume Martin, né à Toulouse en 1860 et mort à Labastide-du-Vert en 1943, est l’un des grands post-impressionnistes français, à la croisée du divisionnisme et du symbolisme. Sa touche divisée — petites virgules de couleur juxtaposées — dématérialise la lumière du Midi. Grand décorateur, il a réalisé d’immenses commandes publiques (Capitole de Toulouse, Conseil d’État, hôtels de ville). À partir des années 1900, depuis son domaine de Marquayrol dans le Lot, il peint inlassablement jardins, pergolas, paysages de la Garonne et de la vallée du Lot. C’est cette période lumineuse qui porte aujourd’hui sa cote.
Ce qui fait la valeur : période, sujet et lumière
Le haut du marché revient aux grandes huiles divisionnistes de la maturité (à partir de 1900), lorsque le sujet est emblématique : les jardins et pergolas de Marquayrol, la vallée du Lot et Saint-Cirq-Lapopie, les bords de mer et Collioure, Venise, et les figures de jeunes femmes ou couturières baignées de lumière. Les œuvres symbolistes de jeunesse (vers 1885-1895) et les portraits familiaux atteignent aussi de beaux prix. À l’inverse, les études, panneaux, natures mortes et dessins préparatoires pour ses grands décors restent plus accessibles. Format, signature et provenance achèvent de fixer le prix.
Attention aux homonymes
C’est le piège le plus fréquent. Plusieurs artistes portent ce nom et n’ont rien à voir avec le divisionniste. Henri-André Martin (1918-2004), peintre lyonnais de plages et de paysages de Provence, voit ses toiles se vendre le plus souvent entre 40 € et quelques centaines d’euros. Étienne-Henri Martin (1905-1997) est un créateur de mobilier (fauteuils, tabourets). On trouve aussi un joaillier « Henri Martin » (bijoux, bracelets), un château bordelais (Saint-Julien) et l’historien Henri Martin. Seul le divisionniste, souvent signé « Henri Martin » et reconnaissable à sa touche divisée et à ses sujets du Lot, atteint les valeurs élevées.
Combien valent les œuvres d’Henri Martin
| Type d’œuvre | Fourchette observée |
|---|---|
| Dessin / pastel / fusain (étude pour les grands décors) | 250 € – 5 000 € |
| Estampe (lithographie) | 200 € – 600 € |
| Étude, panneau ou nature morte (huile) | 4 000 € – 20 000 € |
| Grande huile divisionniste (Marquayrol, vallée du Lot, Saint-Cirq, Collioure, Venise, jeunes femmes) | 25 000 € – plus de 250 000 € |
Le record et les sommets
Les meilleures toiles franchissent largement 100 000 € et atteignent plusieurs centaines de milliers d’euros. Parmi les plus hauts résultats relevés en vente publique en France : « Lisette cousant dans le jardin de Marquayrol » à 265 000 €, « Pergola à l’automne, Marquayrol » à 170 016 €, et une « Vue de Labastide-du-Vert depuis le parc de Marquayrol » à 156 000 €. Les jardins de Marquayrol et les vues du Lot, baignés de lumière, forment le cœur recherché du marché ; les sujets symbolistes et les vues de Venise tirent eux aussi les prix vers le haut.
Résultats observés en vente publique
Quelques résultats, du seul Henri Martin (1860-1943), donnent l’échelle :
| Œuvre | Type | Résultat |
|---|---|---|
| Bouquet de dahlias (vase Napoléon III) | Huile sur toile, nature morte | 18 000 € |
| Retour des champs (1889) | Huile sur toile | 18 032 € |
| Jeune femme en rose au chapeau de paille (1918-19) | Huile sur panneau | 19 200 € |
| Le Lot en crue | Huile sur toile | 26 000 € |
| Vue depuis la terrasse de Marquayrol | Huile sur toile | 28 500 € |
| Le pont de Labastide-du-Vert | Huile sur toile, vallée du Lot | 32 000 € |
| Sainte (1892) | Huile sur toile, symbolisme | 32 500 € |
| Saint-Cirq-Lapopie, l’église | Huile sur toile | 42 000 € |
| Jeune bergère en bord de mer | Huile sur toile | 50 000 € |
| Barques de pêche à Collioure | Huile sur carton | 63 750 € |
| Jeune fille sous les ombrages | Huile sur toile | 66 976 € |
| Paysage du Lot (1920) | Huile sur toile | 77 280 € |
| Canal à Venise | Huile sur carton | 99 000 € |
| Vue de Labastide-du-Vert depuis Marquayrol (vers 1910) | Huile sur toile | 156 000 € |
| Lisette cousant dans le jardin de Marquayrol | Huile sur toile | 265 000 € |
Résultats relevés en vente publique aux enchères en France ; prix au marteau, hors frais d’adjudication. Nos commissaires-priseurs suivent en continu les ventes et les résultats diffusés en direct, notamment sur Drouot Live.
Pour les toiles, voir notre page expertise et estimation de tableaux ; pour les dessins et études, notre page expertise et estimation de dessins.
Authentifier une œuvre d’Henri Martin
L’authentification est essentielle, d’autant que des copies et des œuvres « dans le goût » circulent. Les certificats ont longtemps été délivrés par Cyrille Martin, petit-fils de l’artiste ; aujourd’hui, c’est Marie-Anne Destrebecq-Martin qui établit les avis d’inclusion aux archives Henri Martin, destinées au catalogue raisonné. La signature, la touche divisée caractéristique, la cohérence du sujet (Lot, Marquayrol, Collioure, Venise) et la provenance sont déterminantes pour la valeur.
Faire estimer et vendre un tableau d’Henri Martin
L’estimation d’un tableau d’Henri Martin commence par l’identification de l’artiste (et non d’un homonyme), de la période et du sujet, de la technique (huile sur toile, panneau, étude, dessin), de la signature et de la provenance, puis par la demande d’un avis d’inclusion aux archives. Le marché est solide et porteur pour les grandes vues lumineuses du Lot et de Collioure. Nos commissaires-priseurs réalisent une estimation gratuite sur photos et vous orientent vers la vente la mieux adaptée.
Questions fréquentes
Combien vaut un tableau d’Henri Martin ?
Une grande huile divisionniste (jardins de Marquayrol, vallée du Lot, Collioure, Venise, jeunes femmes dans la lumière) va de 25 000 € à plus de 250 000 €. Une étude, un panneau ou une nature morte se situe le plus souvent entre 4 000 € et 20 000 €.
Comment savoir si mon tableau est du bon Henri Martin ?
Le divisionniste recherché est Henri Martin (1860-1943). Henri-André Martin (1918-2004), peintre lyonnais, et Étienne-Henri Martin (mobilier) sont des artistes différents, bien moins cotés. La touche divisée et les sujets du Lot signent le bon artiste.
Quelle est l’œuvre d’Henri Martin la plus chère ?
Parmi les plus hauts résultats en France, « Lisette cousant dans le jardin de Marquayrol » a atteint 265 000 €. Les grandes vues de Marquayrol et du Lot dépassent régulièrement 100 000 €.
Comment authentifier une œuvre d’Henri Martin ?
Par un avis d’inclusion aux archives Henri Martin, établi par Marie-Anne Destrebecq-Martin pour le catalogue raisonné (les certificats étaient autrefois délivrés par Cyrille Martin). Signature, touche divisée, sujet et provenance sont examinés.
Comment faire estimer un tableau d’Henri Martin ?
Envoyez des photos nettes de l’œuvre, de la signature et du dos via notre formulaire d’estimation gratuite. Nos commissaires-priseurs vous répondent avec une fourchette de prix et une proposition de vente adaptée.
