Ce sont les huiles et les tableaux de Georges Braque qui sont les plus recherchés — et de loin les plus chers. Ses peintures fauves et cubistes (1906-1914) comptent parmi les plus convoitées du XXe siècle : le record de l’artiste dépasse 10 millions de livres, pour un paysage fauve de 1907. Ses huiles de la maturité (ateliers, guéridons, oiseaux) se négocient de quelques centaines de milliers à plusieurs millions d’euros en vente internationale. En vente publique en France, on rencontre surtout des huiles de petit format et des huiles sur papier marouflé, de 30 000 à 180 000 €. Le reste de son marché — dessins, gouaches, estampes et éditions réalisées d’après lui — reste plus accessible, de 1 500 à 30 000 €.

Qui est Georges Braque et pourquoi sa cote varie

Georges Braque (1882-1963) invente le cubisme avec Picasso entre 1908 et 1914 : papiers collés, natures mortes décomposées, palette sourde. Avant cela, ses paysages fauves de 1906-1907 éclatent de couleur. Ces toiles fondatrices sont aujourd’hui dans les musées et les grandes collections — c’est pourquoi on les voit si peu en vente, et toujours au sommet du marché.

Sa cote se lit donc à deux échelles. D’un côté, les peintures, rares et très chères. De l’autre, une production plus large et plus accessible — œuvres sur papier, estampes, livres illustrés — à laquelle s’ajoutent, depuis sa mort, des éditions de bijoux, sculptures et cristal réalisées d’après ses gouaches par le joaillier Heger de Löwenfeld. Savoir à quelle catégorie appartient une pièce est le premier réflexe d’estimation.

Combien vaut une huile ou un tableau de Georges Braque ?

Les huiles et tableaux forment la part la plus recherchée et la plus chère du marché de Braque. Trois niveaux se distinguent nettement.

Les peintures fauves et cubistes (1906-1914). Ce sont les plus convoitées. Elles changent rarement de mains, et toujours dans les grandes ventes internationales. Le record de l’artiste dépasse 10 millions de livres, pour le Paysage à La Ciotat (1907), une vue fauve éclatante. À ce niveau, on parle d’œuvres de musée.

Les huiles de la maturité et de la fin de carrière. Les Ateliers, les Guéridons, les oiseaux, les natures mortes et les marines de Varengeville se négocient de quelques centaines de milliers à plusieurs millions d’euros, selon le format, le sujet et la provenance. Une grande toile d’atelier des années 1950 se situe tout en haut de cette fourchette.

Ce que l’on rencontre en vente publique en France. Surtout des huiles de petit format et des huiles sur papier marouflé sur toile. Leur valeur va de quelques dizaines de milliers d’euros à près de 180 000 € pour les plus belles. Quelques résultats concrets :

TableauRésultat
L’ordre des Oiseaux, 1962 — huile sur papier marouflé sur toile65 000 €
Le Poisson noir, 1942 — huile sur papier marouflé sur toile76 800 €
Le petit billard, 1955-1957 — gemmail, pièce unique182 000 €

Résultats relevés en vente publique aux enchères en France ; prix au marteau, hors frais d’adjudication.

Sur une peinture, quatre éléments commandent le prix : la période (le fauve et le cubisme historique dominent), le sujet (oiseaux, ateliers, guéridons et marines en tête), le format et le support (une toile prime sur une huile sur papier), enfin la provenance et les expositions. Une signature certaine et un historique documenté peuvent faire varier l’estimation du simple au double. C’est la catégorie où une expertise sérieuse change le plus la donne : si vous possédez une huile, faites-la examiner avant toute décision.

Combien valent ses dessins, estampes et autres œuvres ?

À côté des peintures, Braque a laissé une production abondante et plus abordable. Voici les fourchettes relevées en vente publique en 2025-2026.

Type d’œuvreFourchette observée (2025-2026)
Dessins, encres et gouaches (sujets d’oiseaux recherchés)2 000 – 30 000 €
Estampes originales (lithographies, eaux-fortes signées et numérotées)1 500 – 11 000 €
Livres illustrés et livres d’artiste (Maeght, Louis Broder)1 500 – 38 000 €
Bijoux d’après Braque (éditions posthumes Heger de Löwenfeld)2 000 – 16 000 €
Cristal Daum, céramiques et sculptures (éditions posthumes)1 500 – 25 000 €
Mosaïques et bronzes (fontes posthumes, exemplaires monumentaux)30 000 – 150 000 €

Ce qui fait monter ou baisser la valeur

L’original prime sur l’édition posthume. C’est une distinction décisive chez Braque. Une huile, une gouache ou une encre de sa main n’a rien à voir avec un bijou, un bronze ou une sculpture en cristal « d’après Georges Braque » réalisé après 1963. Ces éditions posthumes, le plus souvent dues à Heger de Löwenfeld d’après la série des Métamorphoses, gardent une vraie valeur — mais à un autre niveau qu’une œuvre originale.

Chez Braque, l’oiseau fait vendre. Le motif de l’oiseau, qui traverse toute sa fin de carrière, est le sujet le plus recherché, sur toile comme sur papier : une œuvre d’oiseau, surtout signée et dédicacée, dépasse régulièrement son estimation. Les ateliers, guéridons et natures mortes suivent.

Le support et le tirage. Une œuvre unique se situe au-dessus d’une estampe tirée à plusieurs exemplaires. Sur les estampes, le prix monte avec la rareté : une épreuve hors-commerce, un petit tirage ou une lithographie vernie à la main valent davantage qu’un tirage courant. La référence au catalogue raisonné des estampes (Vallier) sécurise l’identification.

Signature, provenance et certificats. Une dédicace, une belle provenance ou la mention d’une collection connue tirent la valeur vers le haut ; les rousseurs, le jaunissement et les pliures la font baisser. Pour les œuvres originales, les avis de Claude ou Quentin Laurens font autorité ; pour les éditions posthumes, c’est le certificat d’Armand Israël, ayant-droit de l’artiste.

Résultats observés en vente publique

Un éventail de résultats récents, de l’estampe au dessin original en passant par les éditions posthumes. Ils donnent une idée concrète des paliers en dehors des peintures.

ŒuvreTechnique / typeDateRésultat
Oiseau bleubronze et émail (édition posthume)févr. 20261 878 €
Des dieux et déesseslivre illustré (d’après Braque)mars 20261 923 €
L’oiseau et son ombre I, 1959lithographie en couleursnov. 20253 835 €
Pyroeisbroche en or (édition posthume)nov. 20253 900 €
L’Ordre des oiseauxlivre illustré, eaux-fortesjuin 20264 000 €
Vol de nuit (Oiseau XII), 1957lithographie en couleursnov. 20254 160 €
Pélias et Néléevase en céramique de Longwy, 1/50mai 20264 500 €
Médéependentif or et rhodonite (édition posthume)avr. 20264 940 €
Broche modèle n°148or jaune (édition posthume)sept. 20255 700 €
Compositionsquatre dessins à l’encrenov. 20256 200 €
Pichet, maquette pour « Espaces », 1956encre sur papiermars 20267 912 €
Étude pour « Le Char II », 1953gouache et aquarellejuil. 202510 000 €
Les Fils d’Eos, 1963gouache sur papier noirjuin 202414 200 €
Broche « Hécate »or (édition posthume Heger de Löwenfeld)nov. 202516 000 €

Résultats relevés en vente publique aux enchères en France ; prix au marteau, hors frais d’adjudication. Nos commissaires-priseurs suivent en continu les ventes et les résultats diffusés en direct, notamment sur Drouot Live.

Vous estimez une autre signature de l’art moderne ? Voir aussi nos repères sur la cote de Pablo Picasso (céramiques) et de Man Ray.

Faire estimer et vendre un tableau de Georges Braque

Pour une huile ou un tableau, l’expertise est déterminante : la période, le support, la signature et la provenance peuvent faire varier l’estimation dans de larges proportions. Préparez des photos nettes du recto et du verso, de la signature, du châssis et de toute étiquette ou cachet, et rassemblez tout document de provenance (facture, certificat, catalogue d’exposition).

Pour un dessin, une estampe ou une édition, indiquez les dimensions, la technique et le numéro de tirage. Nos commissaires-priseurs vous adressent un avis sous 48 h et, selon l’œuvre, vous orientent vers une vente aux enchères adaptée. L’estimation est gratuite et sans engagement.

Questions fréquentes

Combien vaut une huile ou un tableau de Georges Braque ?

En vente publique en France, les huiles de petit format et les huiles sur papier marouflé se négocient le plus souvent de 30 000 à 180 000 €. Les grandes huiles de la maturité atteignent plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions d’euros en vente internationale, et le record de l’artiste, pour une œuvre fauve de 1907, dépasse 10 millions de livres.

Quelle est la cote de Georges Braque ?

Ses tableaux dominent : de quelques dizaines de milliers d’euros en France à plusieurs millions à l’international. Ses estampes signées se négocient le plus souvent entre 1 500 et 11 000 €, ses dessins et gouaches entre 2 000 et 30 000 €, et les éditions posthumes (bijoux, cristal, sculptures) entre 2 000 et 16 000 €.

Combien vaut une lithographie de Georges Braque ?

Une lithographie ou une eau-forte originale signée et numérotée se vend le plus souvent entre 1 500 et 5 000 €, et davantage pour les sujets d’oiseaux, les petits tirages et les épreuves hors-commerce, qui dépassent parfois 10 000 €. La référence au catalogue Vallier aide à confirmer l’estampe.

Les bijoux et sculptures « d’après Braque » ont-ils de la valeur ?

Oui. Ces éditions posthumes, réalisées d’après ses gouaches par Heger de Löwenfeld, se négocient le plus souvent entre 2 000 et 16 000 €. Elles ne valent pas une œuvre originale, mais restent recherchées, surtout accompagnées du certificat d’Armand Israël.

Comment faire estimer une œuvre de Georges Braque ?

Envoyez des photos du recto, du verso, de la signature et des mentions, avec les dimensions, via notre formulaire d’estimation gratuite. Pour un tableau, joignez tout document de provenance. Vous recevez un avis de nos commissaires-priseurs sous 48 h.